Salomé Gasselin
Dimanche 11 janvier à 15h
Salomé Gasselin
Viole de Gambe
Dimanche 11 janvier à 15h
Salomé Gasselin, figure emblématique d'une nouvelle génération, redonne des couleurs à son instrument fétiche : la viole de gambe.
Elle trace une route ponctuée de nombreuses récompenses (premier prix à l'unanimité du Gianni Bergamo Music Award 2020 à Lugano
en Suisse, deuxième prix du Concours Bach-Abel 2020 à Köthen en Allemagne). Son premier album Récit fait « vibrer la viole de gambe » ;
Le Monde la classe parmi les promesses de l'année 2023.
En 2024, elle reçoit la Victoire de la Musique Classique « Révélation soliste instrumentale ». Même si elle a pourtant cru que le rugby
lui apporterait ses premières victoires, Salomé choisit rapidement la musique comme terrain de jeu favori. Elle se forme au CNSMD de Lyon dans la classe de Marianne Muller avant de poursuivre en Hollande au Koninklijk Conservatorium de La Haye dans la classe de Philippe Pierlot et enfin en Autriche au Mozarteum de Salzbourg avec Vittorio Ghielmi. En parallèle de son parcours musical, elle étudie les Lettres Modernes de l'Université Paris X.
Elle se produit en ensemble et en musique de chambre avec les ensembles Pygmalion, Jupiter, Masques, Ratas del Viejo Mundo, le Poème Harmonique, Capriccio Stravagante dans des salles comme le Wigmore Hall, Musikverein de Vienne, Philharmonie de Paris, Forbidden City Concert Hall de Bejing, Philharmonie de Berlin, ElbPhilarmonie…
Ce dimanche 11 janvier à 15h, Salomé se produira au Carré Saint-Cyr pour le plus grand plaisir des normands !
La part des anges
Récital pour viole seule
Marin Marais « l’ange », Forqueray « le diable », le luthiste Jacques Gallot, des chorals allemand anonymes conservés à la BNF, la musique de Karl Friedrich Abel ou encore de Jean-Sébastien Bach en Allemagne, Tobias Hume, Richard Sumarte, Stephen Goodall en Angleterre… Voilà l’armée céleste que j’ai imaginé pour ce récital de viole de gambe.
Messagers qui transportent la lumière et la parole divine, les anges sont ces êtres immatériels qui font le lien entre le ciel et la terre. Entre le connu et l’inconnu. Dans le monde du vin, on leur accorde une boisson : la part des anges. Elle désigne le volume perdu d’un alcool qui s’évapore lors du vieillissement en fût.
Lorsque le musicien s’attache à jouer une musique ancienne, il est confronté à cette part envolée du sens. La maturation conserve une part de secret. Tout l’art est de resté connecté au message de l’oeuvre malgré les effets du temps. Rêvons à cette musique évaporée mais n’oublions pas de goûter à ce qui nous reste et que nous partageons aujourd’hui avec les anges.
Marin Marais dit l’ange : Muzette / les voix humaines Jacques Gallot : Les Castagnettes
Forqueray dit le diable : La Girouette
Tobias Hume : Pavan
Richard Sumarte : What if a day
Stephen Goodall : Air
Anonyme : Choral « Ach my gluck »
Johann-Sebastian Bach : BWV 1008 Prélude, Allemande, Courante, Sarabande, Menuets I et II, Gigue
Karl Friedrich Abel : Allegro
Billetterie - Dimanche 11 janvier à 15h